1. Raisonnement par récurrence
Le raisonnement par récurrence permet de démontrer qu'une propriété est vraie pour tout entier .
(i) Initialisation : est vraie ;
(ii) Hérédité : pour tout , ;
alors est vraie pour tout .
Exemple. Montrons que . Pour , . Si , alors .
2. Suites majorées, minorées, bornées, monotones
Une suite est majorée s'il existe tel que pour tout ; minorée s'il existe tel que ; bornée si elle est majorée et minorée. Elle est croissante si pour tout , décroissante si .
Pour étudier le sens de variation, on étudie le signe de , ou (si tous les termes sont strictement positifs) on compare à , ou encore on étudie lorsque .
3. Limite finie d'une suite : convergence
Une suite qui ne converge pas est dite divergente. Lorsqu'elle existe, la limite est unique. Exemple : .
4. Limite infinie d'une suite
Limites de référence : , tandis que .
5. Opérations sur les limites
Si et (finies ou infinies), on combine les limites pour la somme, le produit et le quotient, sous réserve d'absence de forme indéterminée (FI).
Les quatre formes indéterminées sont : , , , . Exemple de FI : donne la FI que l'on lève par factorisation, d'où .
6. Théorèmes de comparaison
Exemple : , donc .
7. Théorème des gendarmes (encadrement)
Exemple : , donc .
8. Théorème de convergence monotone
Corollaires : une suite croissante non majorée tend vers ; une suite décroissante non minorée tend vers . Attention : ce théorème assure l'existence de la limite mais ne la donne pas explicitement.
9. Suites arithmétiques
Une suite est arithmétique de raison si . Terme général : (ou ). Somme : . Si elle tend vers , si vers , si elle est constante.
10. Suites géométriques
Une suite est géométrique de raison si . Terme général : . Somme (pour ) : .
11. Suites arithmético-géométriques
Une suite arithmético-géométrique vérifie avec . On cherche le point fixe solution de , soit . La suite auxiliaire est alors géométrique de raison : , d'où .
Exemple : a pour point fixe ; est géométrique de raison , donc .
12. Suites définies par
Pour une suite récurrente avec continue, on procède en plusieurs temps : on conjecture la monotonie et un encadrement (souvent par récurrence), on applique le théorème de convergence monotone, puis on cherche la limite parmi les solutions de l'équation de point fixe .